La fonction formation n’est pas sexy

A-t-elle vocation à l’être ? Non mais, force est de constater que la fonction formation souffre d’une image très administrative et d’un fonctionnement normé & réglementé. Cet état de fait contribue à éloigner les salariés de la formation.

Simplifier l’approche de la formation

La réglementation appliquée à la formation concourt aux désamours des salariés. Les écarts d’accès à la formation dépendent de l’âge, de la CSP et du niveau de formation initiale. Comme l’explique l’INSEE : L’accès à la formation diminue avec l’âge. Même lorsqu’ils sont encore en activité, les seniors suivent moins de formations pour raisons professionnelles que les plus jeunes ; il en est de même pour les chômeurs par rapport aux personnes en emploi, mais leurs formations sont cependant plus longues. La formation profite également davantage aux cadres et aux personnes qui travaillent dans de grands établissements. Le taux d’accès des adultes à la formation augmente avec leur niveau de diplôme.

Simplifier le fonctionnement

Les dispositifs existant

La volonté du gouvernement est de simplifier le fonctionnement de la formation professionnelle. Une communication récente va en sens :

Le CPF

Créé par la loi n° 288-2014 du 5 mars 2014 relative à la formation professionnelle, à l’emploi et à la démocratie sociale, le compte personnel de formation (CPF) permet à toute personne active, dès son entrée sur le marché du travail et jusqu’à sa retraite, d’acquérir des droits à la formation mobilisables tout au long de sa vie professionnelle. L’ambition du CPF est de contribuer, à l’initiative de la personne elle-même, au maintien de l’employabilité et à la sécurisation du parcours professionnel.

En théorie, le CPF est à destination de tous et permet un meilleur accès à la formation. En pratique, ce dispositif est encore méconnu des Français et est surtout, compliqué à mettre en œuvre. Les chiffres montrent un lancement laborieux. 500 000 dossiers CPF ont été validés à ce jour.  La Lettre Inffo précise qu’en 2015, première année d’existence du CPF, le nombre d’heures ne représentait au maximum que 8% de celui du DIF en 2014. Une autre précision de taille est donnée par la Lettre Inffo d’Avril 2016, 80% des dossiers validés jusqu’à cette date l’ont été par des demandeurs d’emploi.

A la lecture de ce constat, l’urgence évidente est de simplifier le fonctionnement et la réglementation de la formation. La démocratisation de l’accès à la formation est conditionnée par une simplification du fonctionnement et de la lisibilité de l’offre. En France, nous avons une facilité à empiler le mille-feuilles administratif dans chacune des sphères de la société.

Responsabiliser les salariés

Une des solutions serait de responsabiliser les salariés sur leur employabilité et leur parcours formation. Ce changement de paradigme implique qu’il y ait une communication à destination des salariés. Rue de la formation porté par le MEDEF & le Gouvernement par l’intermédiaire du ministère du travail et de la formation professionnelle, proposent des clips de sensibilisation et déploient une communication importante. Malheureusement, cette communication ne touche pas l’ensemble des salariés.

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